Les principes de notre école

Le Dalaï Lama captive les gens de toutes les religions du monde avec son message de joie, de paix et de bonheur. Son enseignement bouddhiste tibétain se concentre sur la façon de vivre une vie heureuse et libre de toute frustration.

“Il n’y a personne qui soit né sous une mauvaise étoile, il n’y a que des gens qui ne savent pas lire le ciel.” – Dalai Lama

Il y a plus d’une décennie, le 14ème Dalaï Lama a proposé 18 règles de vie pour vivre une vie heureuse:

1. Prenez en compte que le grand amour et les grandes réussites impliquent de grands risques.

2. Lorsque vous échouez, n’échouez pas la leçon.

3. Suivez les trois R : Respect de soi, Respect des autres, Responsabilité pour toutes vos actions.

4. Rappelez-vous que ne pas obtenir ce que vous voulez est parfois un merveilleux coup de chance.

5. Apprenez les règles pour savoir comment les transgresser correctement.

6. Ne laissez pas une petite dispute briser une grande amitié.

7. Lorsque vous réalisez que vous avez commis une erreur, prenez immédiatement des mesures pour la corriger.

8. Passez un peu de temps seul chaque jour.

9. Ouvrez vos bras au changement, mais ne laissez pas s’envoler vos valeurs.

10. Rappelez-vous que le silence est parfois la meilleure réponse.

11. Vivez votre vie avec honneur.

12. Une atmosphère d’amour dans votre maison est le fondement de votre vie.

13. Lorsque vous êtes en désaccord avec les êtres chers, concentrez-vous uniquement sur le présent.

14. Partagez vos connaissances.

15. Soyez doux avec la terre.

16. Une fois par an, aussi souvent que possible, allez quelque part où vous n’êtes jamais allé auparavant.

17. Rappelez-vous que la meilleure des relations est celle dans laquelle votre amour pour l’autre dépasse vos propres besoins.

18. Jugez vos réussites d’après ce que vous avez eu à renoncer pour y arriver.

GROUPE

« Ce que vous propose l’Ecole de KWANDO est un mode de vie…un art à part entière basé sur des principes de la connaissance de soi.  Apprendre à se connaître en travaillant les principes plus que la technique…ensuite vient l’entrainement, l’ouverture d’esprit, la volonté et l’humilité… »
*Christophe Hanot président de l’école de KWANDO et self defense pour tous !

 

Les principes au KWANDO

Techniques ou Principes ?
Souvent les premières questions que l’on entend chez les débutants concerne les techniques à assimiler. Qu’il s’agisse de leur nombre (« Je ne serais jamais capable de retenir tout ça ! »), de leur organisation (« Combien de techniques faut-il apprendre pour passer la ceinture jaune ? ») ou de leur efficacité (« Mais combien de techniques il faut connaître pour bien savoir se défendre ? »).
Ce type de questionnement est certes naturel et très répandu, mais il dénote une approche occidentale des arts martiaux et repose sur au moins 2 idées fausses :
– La première idée est celle selon laquelle la progression du pratiquant se mesure au nombre de techniques connues. Autrement dit, pour passer les sacro-saintes ceintures de couleur, il faut connaître son A.B.C technique… (Glissons ici que les ceintures de couleur sont justement un ajout aux arts martiaux asiatiques destiné à faciliter leur « exportation » auprès de nous autres occidentaux, et qu’elles n’existaient pas avant les années 1920),
– La seconde est que l’efficacité du pratiquant repose sur le nombre de techniques qu’il connaît, selon l’idée que plus on connait de techniques, plus on peut faire face à un grand nombre de situations.

C’est d’ailleurs une idée parfois entretenue par le système même des grades de couleurs : le débutant est ceinture blanche, puis progresse jusqu’à la ceinture noire. Au-delà d’autres grades existent (ceinture blanche et rouge du 6ème au 8ème Dan par exemple), et à la fin, le Maître revêt à nouveau une ceinture blanche, plus large que la ceinture du débutant. Cette quadrature du cercle de couleur s’interprète souvent comme un retour aux sources : ayant assimilé toutes les techniques possibles, le Maître retrouve son esprit de néophyte. Complètement ouvert à ce qui se passe face à lui, il a l’esprit « vide », comme le débutant, mais sa longue pratique lui permet de répliquer sans délai et avec efficacité à toutes attaques dirigées contre lui.dav

Cette explication romanesque soutient donc l’idée qu’à force de pratique, l’individu serait capable de choisir instantanément LA bonne technique face à une attaque. Autrement dit que son esprit et son corps, tels des super ordinateurs, opposeraient à l’attaque 1 la riposte A, à l’attaque 2 la riposte B, etc… sans jamais se tromper. Cette idée de « bonne pioche » est malheureusement erronée (un mythe s’effondre…) et cela implique donc pour le débutant une toute autre approche de sa pratique…
En effet, et notamment en self défense, il est plus important de comprendre les principes que d’assimiler les techniques. Les techniques n’existent pas en dehors d’un contexte, que l’entrainement s’évertue à reproduire le plus fidèlement possible. Ce contexte est celui de l’attaque : anticipée ou par surprise ? un ou plusieurs adversaires ? de près ou de loin ? de jour ou de nuit ? à partir de quelle position ? dans quel environnement ? etc, etc…

Face à ces contextes on trouve des grands principes, qui cherchent à être valides dans le plus grand nombre de cas possibles. Par exemple, un principe est celui de la distance : c’est mieux d’être positionné le plus loin possible de l’agresseur potentiel avant que celui-ci ne lance son attaque. Ou cet autre : dès que la menace cesse, il est important de scanner à 360° autour de soi pour voir s’il n’existe pas d’autres risques.

Photo fin du stage Najim Elkebar
Photo fin du stage Najim Elkebar

La connaissance des principes va guider le pratiquant débutant dans le scénario des attaques jouées à l’entrainement. Au lieu d’être une séquence brève de type « attaque 1 = réponse A », les exercices deviennent un continuum de principes et d’actions beaucoup plus fluides et naturels, au cours desquels la réaction de l’élève est libre, tant qu’elle respecte les principes édictés.

article journal calvi najim elkebar

Dans une première phase, il est donc plus important de comprendre les grands principes de la self défense, puis d’apprendre des techniques qui y correspondent, que simplement emmagasiner des techniques les unes derrières les autres sans savoir quand, où et pourquoi les utiliser.
L’apprentissage du débutant doit donc être le plus contextuel possible.
Une fois les principes connus et un premier corpus technique appris, vient une phase 2 au cours de laquelle le pratiquant peut augmenter le nombre de techniques travaillées. Ce travail n’est absolument pas indispensable pour devenir efficace et savoir réagir à une grande variété de situation, mais :
– il correspond à l’envie de 99% des pratiquants « d’en savoir plus » et est donc relativement naturel,
– il permet de progresser dans l’art martial/ sport de combat que l’on a choisi (la voie martiale ou sportive étant différente de celle strictement consacrée à la self défense)
– il permet également de découvrir de nouvelles techniques et de choisir ensuite celles « qui marchent pour nous »
Durant cette phase, le pratiquant reste guidé par les principes assimilés en première phase. C’est d’ailleurs à l’aune de ces principes qu’il peut commencer à différencier la pratique martiale ou sportive de la pratique de self défense « survie ».
Dans une troisième phase, le pratiquant va commencer à réduire son corpus technique. C’est en effet là le « secret » de l’efficacité : moins de techniques, adaptées à plus de cas et mieux maîtrisées. Voilà qui réduit le temps de réflexion (moins de techniques parmi lesquelles piocher) et augmente l’efficacité (technique mieux réalisée = meilleure chances de réussite). Et voici qui rapproche le « Maître » du débutant : comme le débutant, le Maître connaît peu de techniques, mais sait les utiliser dans un maximum de situation, et les exécuter parfaitement. Il ne s’agit donc pas d’être un super ordinateur, mais bien un super paresseux ! Savoir faire « plus avec moins » en abandonnant les techniques inutiles ou qui ne nous correspondent pas…Christophe Hanot instructeur kapap

Dans cette phase, le pratiquant peut cependant augmenter le nombre de principes et de techniques apprises, tout simplement en allant explorer d’autres styles, arts, écoles pour élargir son champ de compétences (de la main nue à la main armée, du kimono à la tenue de tous les jours, etc…). On notera sur le schéma que le nombre de principes augmentent peu : les garde-fous garantissant l’efficacité sont à peu près les mêmes dans toutes les disciplines, et ce qui fonctionne à main nue s’avère également vrai avec la main armée par exemple.

De même, le nombre de techniques ajoutées ne doit pas être énorme : il faut explorer de nouvelles voies avec l’esprit de l’expert, non du débutant. C’est-à-dire en choisissant soigneusement les techniques à incorporer à son corpus, et non en repartant dans une collection accumulative.
Il s’agit par l’apprentissage d’aller plus loin et d’ouvrir son champ des possibles, non de se noyer sous les techniques voire les doutes.

Bref, chers amis nouveaux pratiquants, à vous de garder l’œil ouvert dès les premiers cours et de comprendre le « où et pourquoi ? » avant le « comment ? ». Car une technique parfaitement exécutée mais hors de propos vous mettra plus rapidement hors course qu’une technique imparfaitement exécutée mais opportune.

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